Verres progressifs : loin, intermédiaire et près sur un seul verre. Comment bien les utiliser et s'y adapter.
Le verre progressif est la solution de référence pour la presbytie : il permet de voir net à toutes les distances avec une seule paire, sans la démarcation visible des anciens verres à double foyer. Loin, intermédiaire et près sont réunis en douceur sur le même verre.
Bien utilisé, il est très confortable, mais il demande un petit temps d'adaptation et un bon geste : orienter la tête vers ce qu'on regarde. Un point mérite attention : le travail sur écran, où le progressif montre ses limites.
Un verre progressif réunit plusieurs corrections sur un seul verre, réparties de haut en bas : la vision de loin en haut, la vision intermédiaire au milieu, et la vision de près en bas. Le cerveau apprend à utiliser la bonne zone selon où l'on regarde.
Le bon réflexe : bouger la tête, pas seulement les yeux. Pour voir net, on oriente le nez vers ce qu'on regarde. Pour lire de près, on baisse les yeux vers le bas du verre ; pour voir au loin, on relève la tête.
Avec un progressif, la zone de vision intermédiaire (celle de l'écran) se trouve dans la partie médiane du verre, juste au-dessus de la zone de lecture. La clé, c'est le bon positionnement de l'écran : si le haut de l'écran est à peu près à hauteur de la poitrine, on le regarde naturellement en légère vue plongeante, à travers la bonne zone du verre, sans effort.
Le problème apparaît quand l'écran est placé trop haut : on est alors obligé de relever le menton pour trouver la zone intermédiaire, ce qui fatigue la nuque sur la durée. Première solution : baisser l'écran. Et pour ceux qui passent de longues heures au bureau, des verres dédiés à l'ordinateur (mi-distance) offrent une plus large zone intermédiaire, encore plus confortable pour ce poste.
Pour un verre progressif bien adapté et bien centré, trouvez un opticien dans l'annuaire.
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